Le 29 juillet, les experts d’Afrique centrale rĂ©unis Ă  YaoundĂ© pour cette rencontre visant la sauvegarde des biens documentaires en temps de conflits, ont prĂ©sentĂ© des pistes de solutions.

© Cameroon Tribune,  02 août, 2021

Par Monica NKODO,

 

Deux jours de concertation Ă  YaoundĂ© ont suffi aux professionnels du secteur documentaire de la sous-rĂ©gion Afrique centrale pour proposer des solutions concrĂštes. Des rĂ©solutions pour prĂ©server le patrimoine documentaire menacĂ© dans les zones en conflits ont meublĂ© la derniĂšre journĂ©e de cette rencontre internationale. Cette confĂ©rence sous le thĂšme : << Conservation et prĂ©servation du patrimoine documentaire en Afrique centrale : piliers de la rĂ©conciliation et de la consolidation de la paix >>, Ă©tait organisĂ©e par le Centre international de recherche et de documentation sur les traditions et les langues africaines (CERDOTOLA), la FĂ©dĂ©ration internationale des associations et institutions de bibliothĂšques (IFLA), l’Unesco, et bien d’autres.

Des experts de l’information documentaire, entre autres bibliothĂ©caires, archivistes, documentalistes et ceux des musĂ©es, mais aussi, tous les acteurs de la gestion du patrimoine, notamment, les historiens, les anthropologues, les gestionnaires de ressources culturelles, ont Ă©voquĂ© les difficultĂ©s Ă  surmonter dans leurs missions.

Au terme des travaux le 29 juillet dernier, ils ont Ă©noncĂ© un certain nombre de rĂ©solutions devant contrer le manque de dispositif de sĂ©curitĂ©, l’ignorance de l’importance des documents et l’absence des infrastructures, Ă©numĂ©rĂ©s parmi tant de contraintes. Sous la coordination, Christian Ndombi, chef du secteur Culture au Bureau rĂ©gional multisectoriel de l’Unesco pour l’Afrique centrale Ă  YaoundĂ©, ils ont proposĂ© plusieurs recommandations. Notamment la mise sur pied des infrastructures architecturales qui rĂ©pondent aux normes ; la multiplication des Ă©changes d’expĂ©rience dans le domaine de la restauration et de la prĂ©servation des fonds documentaires ainsi que des confĂ©rences internationales de ce type avec des intervenants extĂ©rieurs ; l’autonomie budgĂ©taire des unitĂ©s d’information documentaire; la mise en place des protocoles de prĂ©servation selon les diffĂ©rentes aires gĂ©ographiques ; la crĂ©ation d’un centre culturel dans toutes les reprĂ©sentations diplomatiques Ă  travers le monde.

A ces mesures, ils ont ajoutĂ© des stratĂ©gies visant le respect des normes architecturales, la qualitĂ© du matĂ©riel dans les bibliothĂšques, l’amĂ©lioration de la politique de dĂ©sinfection et d’entretien des documents, ainsi que des inventaires rĂ©guliers. Les experts venus de la sous-rĂ©gion Afrique centrale sont repartis de YaoundĂ© ragaillardis et dĂ©cidĂ©s Ă  surmonter les dĂ©fis de la protection et de la prĂ©servation du patrimoine documentaire, particuliĂšrement en zones de conflits.

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